4/26/2012

La CLASSE, démocratie directe et l'anarchie...


La CLASSE fait la promotion de la démocratie directe et l’anarchie, i.e. l’absence de hiérarchie qu’elle rejette sous toutes ses formes, d’où son aversion à négocier et le choix de ses 4 représentants à la table de négociation qui sont contre toute forme de négociation. Le seul mandat qu’ils acceptent du congrès, c’est de s’opposer à toute proposition qui n’embrasserait pas intégralement leurs revendications. Partant du principe que leurs regroupements d’étudiants se sont prononcés sur leurs exigences, ils en font l’addition et prennent les moyens pour l’obtenir.
Pas évident de négocier avec une telle organisation. D’autant que si une ouverture est faite par le gouvernement, les représentants de la CLASSE sont obligés de retourner devant les étudiants à chaque virgule avant de dire oui à la table de négo.
La démocratie directe et l’anarchie sont de belles théories qui n’ont jamais marché nulle part dans un grand groupe parce que c’est trop lourd. il existe plusieurs biais qui empêchent cette théorie utopique de fonctionner: les lobbies, les forts en gueule, les manipulateurs, le manque d’information n’en sont que quelques exemples de biais qui viennent fausser les choix des adeptes de cette fumisterie. On a qu’à observer quelle part est faite à ceux qui ne partage pas l’opinion dominante dans ces organisations, pour constater que t’as intérêt à penser comme les ténors de l’organisation.
On vit dans une société démocratique représentative où on élit un député aux 4 ou 5 ans. Entre les élections, lorsqu’une politique déplaît à une majorité de la population, on a le droit de manifester son désaccord même par la résistance passive et par la désobéissance civile, étant entendu qu’on vit dans une société de droit et qu’on devra assumer les conséquences de désobéir aux ordres, aux lois et aux règlements. Le grand dérangement provoqué vise à faire reculer le gouvernement. Par la non-violence, la désobéissance civile et la résistance passive Ghandi a réussi à libérer son peuple, même s’il a dû faire des années de prison pour défendre ses idées. Il n’en est devenu que plus grand aux yeux de son peuple. Les étudiants auraient beaucoup à apprendre de l’exemple indien. La casse ne réglera rien, elle fait plutôt la bonne fortune de M. Charest qui capitalise sur les casseurs et se justifie ainsi d’adopter une ligne dure alors que l’appel au calme et aux discussions sont la seule voie pour trouver une issue à ce conflit.
Je m’inquiète de la fracture sociale qui s’installe entre les jeunes et les plus vieux. Une société en santé a besoin de tout son monde.
Alain Michaud
Pointe-aux-Trembles

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