Puis suivent de nombreux commentaires, les uns en faveur, les autres contre. En définitive, une fois considérés tous les arguments de part et d'autre, que peut-on en conclure?
- C'est un débat stérile puisqu'il ne s'élève pas au-dessus des intérêts personnels.
- Pour faire avancer ce débat et possiblement résoudre la crise actuelle, il va falloir répondre à une question idéologique. Doit-on dans notre société privilégié l'individu sur collectivité?
On nous présente beaucoup d'arguments pour justifier son point de vue. Mais
la question demeure, quelle valeur veut-on privilégier? Soit on laisse
l'individu se démerder et la richesse de ceux qui réussissent va leur permettre
d’en laisser suffisamment dans leur sillage pour que les plus pauvres puissent
survivre et même prospérer. Soit encore, on s'organise dans la société pour
taxer davantage et redistribuer cette richesse de manière à ne laisser personne
derrière.
Quand les uns mentionnent qu'on est déjà parmi les plus
taxés, il faut aussi ajouter qu'on est parmi ceux qui reçoivent le plus de
services (garderies, congés parentaux, médicaments gratuits, frais de scolarité
plus bas, subventions de maintien à domicile, etc.
Moi ça me convient, je ne déménagerais pas ailleurs, ni au
Canada, ni aux É.-U., ni ailleurs non plus. J'aime vivre ici ; oui je paie
beaucoup de taxes et d'impôts, mais ce n'est pas l'enfer. Je vis dans une
société accueillante, tolérante, où les opportunités ne sont pas réservées
exclusivement aux plus riches. Je ne vois pas la pauvreté extrême côtoyer la
richesse indécente. C'est un choix et j'accepte de payer plus et même parfois si ça ne me sert pas pour que tout le
monde profite d'une qualité de vie, voilà. Une société plus juste où les écarts sont moins considérables, voire indécent trop souvent.
L'éducation, c'est bon pour notre société, on en profitera
tous si nos enfants réussissent à s'instruire. Davantage s'ils ne sortent pas à
la fin de leurs études avec des dettes qui retarderont leur départ dans la vie:
fonder une famille, s'acheter une maison et vivre heureux. J'aurai 60 ans
bientôt et ça ne me dérange pas de payer plus d'impôt pour que l'éducation soit
« gratuite ». Trouvons une formule pour garder les finissants ici afin qu'ils
puissent contribuer au développement du Québec et ce sera parfait. Pis si le
reste du Canada ne pense pas comme ça, ben vous savez ce qu’il nous reste à
faire...
Pointe-aux-Trembles

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