2/21/2012

Le 25¢ à une seule face de Pierre Duhamel


Dans un article de Pierre Duhamel dans l'Actualité, celui-ci mentionne que le fardeau fiscal québécois est 48% plus élevé que celui de l'ontarien. Il se demande:

Si cette tendance se confirme, je me demande jusqu’à quel point les Québécois sont prêts à être taxés davantage pour sauvegarder leur « modèle ». Et jusqu’à quel point certains sont prêts à s’opposer à tous les projets susceptibles de créer du développement économique et de la richesse.
Vous pouvez lire son article ici : http://www2.lactualite.com/pierre-duhamel/2012/02/21/de-mauvaises-nouvelles-en-provenance-de-lontario/

Vraiment une question idéologique. Oui il faut améliorer notre performance économique, mais il y a des façons meilleures que d'autres. Dans l'article cité plus haut, on compare le fardeau fiscal de l'Ontario et du Québec pour conclure qu'on paie davantage. C'est vrai, mais ce qu'on paie n'est qu'un côté de la médaille, il faut aussi mettre dans la balance les services qu'on a pour le prix qu'on paie. Vous viendrait-il à l'idée de téléphoner à deux concessionnaires pour connaître le prix d'une voiture afin de pouvoir comparer sans mentionner la sorte de voiture que vous recherchez? Ce ne serait pas brillant, n'est-ce pas? M. Duhamel, économiste réputé, commet toutefois cette erreur en démontrant que l'ontarien paie 46% moins d'impôts et de taxes que le québécois! Il se garde bien de comparer les services reçus dans les deux provinces. Ça ne fait pas très sérieux, ça ressemble davantage à de la propagande pour la droite économique.

Je ne crois pas qu'on améliorera globalement notre qualité de vie en détruisant nos conditions de travail, en investissant PAS dans les équipements de production et en délocalisant nos entreprises. Encore moins en détruisant les syndicats et le filet social qu'on s'est donné.

Ceci dit, il faut sérieusement convenir de mieux organiser le travail tant dans les gouvernements que dans les organisations para-gouvernementales que dans les grandes industries syndiquées. S'asseoir sur ses acquis nous nuit davantage que de concéder une meilleure organisation du travail pour faire sauver des coûts et améliorer notre productivité.

Par ailleurs, pas question de concentrer davantage la richesse dans les mains des actionnaires, particulièrement dans les grandes entreprises dirigées par des conseils d'administration composés de gestionnaires de fonds et de pdg mercenaires qui ne visent que l'augmentation de profit à court terme au détriment du long terme. D'où leur cabale pour diminuer les impôts, détruire les régimes de retraite, privatiser les services publics et répéter ad nauseam que le public coûte toujours plus cher que le privé. Ce sont d'abord leurs intérêts qu'ils protègent et qu'ils veulent voir augmenter. Le pire dans tout ça, c'est que de nombreux québécois se laissent berner par ce discours de droite et réclament à grand cris les changements proposés par ceux qui détiennent la puissance, la richesse et qui influencent nos gouvernements en les invitant qui dans son chateau, qui sur son yatch, qui encore en voyage...

Grand temps qu'on s'occupe de nos affaires, ce sont NOS ressources, NOTRE main-d'oeuvre et je n'accepte pas de participer à la destruction des acquis sociaux. La richesse est mieux partagée ici que partout en Amérique du Nord, à nous de nous retrousser les manches et d'améliorer ce qu'on fait, pas de le détruire. Une société juste, à défaut d'avoir une société égalitaire qui ne reconnaît ni l'effort, ni le talent.

Alain Michaud
Pointe-aux-Trembles

No comments:

Post a Comment