2/28/2012
Pour en finir avec la grande noirceur...
De tout temps, les élites de la société québécoises ont fait des bons coups et des moins bons. Il est vrai qu'on a voulu s'affranchir du passé né-pour-un-petit-pain lors de la Révolution tranquille et qu'on l'a fait en balançant tout ce qui était perçu comme un frein à notre émancipation et à notre ouverture sur le monde. Cela participait à un plus vaste mouvement mondial, peut-on dire, puisque d'autres sociétés développées l'ont aussi fait en même temps que nous, pensons à mai 68 en France.
Nos élites religieuses, politiques et économiques du passé ont essuyé leur large part de reproches mérités pour avoir maintenu parfois consciemment, parfois inconsciemment les québécois dans leur statut de né-pour-un-petit-pain. Plusieurs facteurs expliquent ces agissements et ces condamnations. Par ailleurs, lorsque l'Histoire s'écrit, il ne saurait être question de gommer les bons coups pour ne conserver que ce qui nous sert à justifier le rejet du passé. Le temps est venu de reconnaître, malgré les mauvais coups, les bons coups de ceux qui nous ont dirigés ici au Québec. Cela fait partie de notre histoire, de ce que nous sommes. À l'inverse, verser dans l'apologie des bons coups en occultant le côté négatif de notre histoire, ne nous aidera pas non plus à dégager une direction à prendre. La nouvelle biographie de M. Bourassa par Georges-Hébert Germain, ne présente que les bons coups, gommant cette fois-ci les mauvais; l'erreur est de même nature (Germain, 2012).
Ceci étant, le temps vient maintenant de placer dans les deux plateaux de la balance les bons et mauvais coups et décider en toute connaissance de cause de quel côté penche la balance et prendre les décisions qui nous permettent de non seulement survivre, mais de progresser comme nation.
M. Bock-Côté dans son dernier essai: Fin de cycle, nous expose essentiellement deux raisons à la déconfiture de la souveraineté après l'échec du référendum de 1995. La dérive vers la gauche progressiste du Parti québécois a fait fuir les québécois de centre-droit et de droite qui ne trouvent plus au sein du Parti québécois les valeurs qu'ils chérissent. Deuxièmement, la politique du multiculturalisme a dilué notre nationalisme québécois en intégrant mal les immigrants à la nation québécoise (Bock-Côté, 2012). D'où la crise identitaire provoquée par les accommodements raisonnables devenus rapidement déraisonnables aux yeux de nombreux québécois.
Joseph Facal ajoute il y a quelques jours dans sa chronique sur Fin de cycle que M. Bock-Côté a raison, mais que ce ne sont pas les deux seules raisons qui expliquent la baisse de la ferveur souverainiste (Facal, 26-02-2012, Pourquoi?). Premièrement, il y a également le fait que pour plusieurs, le Québec s'est développé au sein du Canada et somme toute, il ne se considère pas dans un «goulag».
Deuxièmement, le calme plat au plan constitutionnel et l'absence de crise n'aide pas à récupérer ceux qui sont normalement plus fédéraliste que souverainiste et qui seraient enclin dans les situations de crise à flirter avec la souveraineté.
Troisièmement, les babyboomers n'ont pas su passer le témoin de la souveraineté à la génération suivante, sans cours d'histoire, il constate que ses étudiants ne savent rien de René Lévesque, ce qui en dit long sur la culture politique des X et Y.
Quatrièmement, il ajoute que toutes les sociétés occidentales carburent à ce qu'il appelle l'individualisme radical et le nombrilisme jouisseur, ce qui nuit considérablement au collectivisme à la solidarité désintéressée, tout ce qui les solidarise étant le corporatisme.
Finalement, il croit que le fait que le Québec n'ait jamais expérimenté la souveraineté à l'exemple des irlandais, des écossais, des peuples baltes et que les québécois aient toujours été dans un état de dépendance envers la France, puis envers l'Angleterre et aujourd'hui envers le Canada anglais, ne lui offre pas d'exemple de son passé permettant de convaincre les québécois d'aujourd'hui que l'autonomie est une nécessité pour croître en fonction de ses propres choix .
Plutôt que d'effectuer un retour aux sources pour nous réconcilier avec notre passé et se faire accuser de glorifier la Grande noirceur, note l'historien Éric Bédard dans son essai : Le recours aux sources, il serait plus approprié de parler de recourir à notre passé pour nous aider à définir notre identité collective et amener l'ensemble des québécois à adopter les valeurs qui nous ont permis de survivre en Amérique du Nord (Bédard, 2012).
En bout de piste, ce qui nous distingue ici au Québec, c'est que nous étions et nous sommes encore une société colonisée, vivant comme des Tanguy dans la fédération canadienne, incapable de prendre notre destinée en main, incapable de nous responsabiliser collectivement, trop frileux à l'idée de quitter un pays qui n'a jamais été, n'est pas et ne sera jamais le nôtre. La fédération des canadiens anglais et des canadiens français est une utopie, une vue de l’esprit qui nous oblige à accepter notre rôle de subordonné aux intérêts des canadiens anglais. Tant mieux s’il nous reste des miettes qu’on veut bien nous consentir pour maintenir le lien fédéral et surtout le marché de huit millions de personnes que nous sommes au Québec.
Tous les appels à la fédération des intérêts canadiens et au partage d'un territoire qu'on considère étranger ne suffiront pas à masquer le fait que le Canada est le pays des «canadians» anglais; le Québec, terre de nos aïeuls français est notre patrie, mais on préfère collectivement s'illusionner en croyant que le Canada nous appartient autant qu'aux canadiens anglais (discours des fédéralistes québécois et des français hors Québec en train de mourir, noyé dans la mer anglophone qui les submerge). Car dans les faits, ne nous illusionnons pas, nous sommes l'enfant adopté parmi nos demi-frères et demi-soeurs «canadians» et quoiqu'on nous promette pour nous garder dans la famille, ce sera toujours avec condescendance et mépris pour ce faux-frère québécois que les parents «canadians» s’obstinent à garder dans le giron familial pour des raisons économiques seulement.
Tous les prétextes étaient et sont encore bons pour nous faire croire que le Canada est aussi notre pays.
Ce doit être pour ça que Pierre-Éliott Trudeau a mis son siège en jeu lors du référendum de 1980 pour proclamer qu’un vote pour le NON était un vote pour le changement, qu’ensuite son changement promis, il l’a traduit par le rapatriement de la constitution canadienne en 1982 sans l’accord du Québec.
Ce doit être pour ça que toutes les tentatives pour nous faire réintégrer la constitution, Meach en 1990 et Charlottetown en 1992, ont échouées.
Ce doit être pour ça que les «canadians» ont contrevenu aux règles de financement des comités pour le OUI et le NON au référendum de 1995 en dépensant 35 millions de dollars, soit 7 fois plus que les 5 millions de dollars autorisé par la Loi à chaque camp.
Ce doit être pour ça que ce financement illégal ponctuel au référendum de 1995 s’est transformé en programme permanent de commandites et de promotion de l’unité canadienne jusqu’à l’éclatement du scandale des commandites révélé au grand jour par la vérificatrice générale du Canada en 2004.
Ce doit être pour ça que le Conseil pour l’unité canadienne, dont le site internet est unilingue anglais continue de dépenser et placer ses pions pour étouffer une fois pour toute nos velléités de devenir souverain et faire de tous les québécois l’équivalent des français hors-Québec.
Ce doit être pour ça qu’on tente de rentrer dans la tête des jeunes que le débat constitutionnel est clos, qu’il ne faut pas vivre dans le passé, qu’il faut plutôt l'oublier, regarder en avant et entrer dans la modernité au sein du beau Canada, en même temps que les économies se mondialisent.
Comme l'adolescent attardé de 30 ans qui refuse de quitter le nid douillet de papa et maman Canada de peur de ne pas jouir de tout le confort de la maison familiale, il s'en trouve encore plusieurs pour préférer vivre au crochet du Canada éternellement, du moins tant que papa et maman «canadians» ne décideront pas de nous botter le cul hors du nid. Cela a un bon côté à court terme : une qualité de vie comparable aux «canadians», mais à long terme,, notre assimilation à l'anglais, ne serait-ce que par les effets pervers de l'immigration et du rapetissement de la force du français au Canada, est inéluctable.
Pour preuve, la majorité de la population de l'île de Montréal parle maintenant une autre langue que le français. Considérez la proposition de la nouvelle carte électorale canadienne: le poids du Québec diminue et ce n'est que le commencement. La proposition de réforme de la carte électorale au Québec, de surcroît, donnera un plus grand poids à la grande région métropolitaine de Montréal au détriment des régions du Québec, accentuant de ce fait par le jeu de l'immigration le rapetissement de l'influence du français. D'où la triste constatation de Mathieu Bock-Côté que l’inter-culturalisme nous condamne à l'assimilation.
Nous devons collectivement nous rappeler notre passé, notre histoire et le débat constitutionnel est loin d’être dépassé : nos ancêtres sont venus de France, ils ont défriché ce pays, l’ont bâti en versant leur sang, avec force sueur et avec force énergie. Ils ont su perpétuer dans des conditions extrêmes notre culture, sauvegarder notre langue et survivre en Amérique du Nord alors que tout était en place pour nous assimiler. Il faut que notre devise retrouve sa place, il faut que nous mettions de côté nos vieilles rancunes à l’égard des élites religieuses, politiques et économiques pour qu’en disant haut et fort : « Je me souviens », nous nous souvenions plus de ce que nos ancêtres ont fait, parfois malhabilement peut-être, mais de bonne foi souvent pour nous permettre de survivre en français en Amérique.
Ainsi, ces paroles du défunt Robert Bourassa pourront prendre tout leur sens, même s’il n’a pas eu le courage de réaliser ce qu’on attendait de notre premier ministre : « Le Canada anglais doit comprendre de façon très claire que, quoi qu'on dise et quoi qu'on fasse, le Québec est, aujourd'hui et pour toujours, une société distincte, libre et capable d'assumer son destin et son développement. » (Discours du 22-06-1990 à l'Assemblée nationale)
Pour garder la flamme et même souffler dessus, il faut parler d’histoire et se rappeler les humiliations dont nous sommes sujets chaque fois qu’il est question d’être traité sur un pied d’égalité. À ceux qui soutiennent que parler des humiliations du passé nous pose en victime et parler du passé est ennuyant et dépassé, je leur dis: qui ne connais pas son passé est condamné à répéter les mêmes erreurs éternellement. L'assimilation des français au Canada est en progression, notre poids politique diminue, nos valeurs sont challengées et l'immigration et la politique d'inter-culturalisme de Québec aidant, il sera bientôt trop tard et nous ferons partie du folklore pour le reste de nos jours. Nous serons une minorité ethnique parmi les autres. Ce n'est pas ce que j'ai rêvé pour mes enfants.
Alain Michaud
Pointe-aux-Trembles
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2/24/2012
Les nouveaux amis de M. «Power Corp.» Desmarais
La vie sociale d'un premier ministre ou d’un pdg d’une institution publique est parfaitement compréhensible. Peuvent-ils comprendre également que dans leur position ils devraient se garder une petite gêne au plan éthique pour éviter de copuler avec n'importe qui?
L'empire de M. Paul Desmarais est tentaculaire et qu'il cherche à faire des affaires et conclure des marchés à son avantage, se comprend. Grâce à sa fortune amassée en raison de ses «deals» avec ses amis, il a les moyens de les charmer et de s'en faire des alliés. Pas de problème si ses amis savent faire la différence entre une activité sociale et les intérêts qu'ils défendent — ici la population québécoise — et qu'ils sont capables de dire non à leur nouvel ami riche et puissant.
Mais quand on constate la proximité de M. Desmarais avec le pouvoir politique ici au Canada et en France, il y a lieu de s'inquiéter. Des amis, ça se retourne l'ascenseur, puis quand ce n'est pas ton argent qui est en cause, c'est plus facile de mettre l'amitié au dessus de l'intérêt des gens qu'on représente, surtout qu’une carrière politique ou de pdg, ce n’est pas éternel.
Il ne suffit pas que justice soit rendue, il faut qu’il y ait apparence de justice, dit-on dans le milieu judiciaire. À cet effet, les juges adoptent une politique plus restrictive en cette matière, peut-être notre gouvernement devrait-il s'en inspirer. On voit mal un juge aller passer la fin de semaine chez un avocat qui plaide devant lui la semaine suivante, même s'il affirmait que ce n'est qu'une activité sociale, qu’il a le droit d’avoir des amis et qu'ils n'ont pas parlé du procès, qui le croirait?
Le manque de retenue de M. Charest et M. Sabia conduit inévitablement à des questions sur les investissement du gouvernement et de la Caisse, sur les politiques adoptées, sur l'embauche d’anciens dirigeants publics et même sur les nominations à des postes-clés de l’État, etc. Il subsistera toujours un doute à savoir si M. Desmarais ne tire pas les ficelles qui font agir ses nouveaux amis!
Ceci dit, il n'est pas nécessaire d'empêcher un premier ministre de rencontrer les acteurs de la société qui sont influents et qui peuvent négocier avec l'état québécois des ententes, des marchés mutuellement avantageux. Ceci devrait se faire « sur-les-heures-de-bureau » comme on dit. En présence de témoins : chef de cabinet, conseiller ou autre de manière à pouvoir rendre compte, des agendas ouverts, i.e. une garantie de probité.
Alain Michaud
Pointe-aux-Trembles
Les frais de scolarité, toujours trop cher
Une jeune étudiante de l'UQTR écrit dans le devoir du 23 février les raisons pour lesquelles elle s'oppose à la hausse des frais de scolarités. http://bit.ly/w3IA5v
Puis suivent de nombreux commentaires, les uns en faveur, les autres contre. En définitive, une fois considérés tous les arguments de part et d'autre, que peut-on en conclure?
Alain Michaud
Pointe-aux-Trembles
Puis suivent de nombreux commentaires, les uns en faveur, les autres contre. En définitive, une fois considérés tous les arguments de part et d'autre, que peut-on en conclure?
- C'est un débat stérile puisqu'il ne s'élève pas au-dessus des intérêts personnels.
- Pour faire avancer ce débat et possiblement résoudre la crise actuelle, il va falloir répondre à une question idéologique. Doit-on dans notre société privilégié l'individu sur collectivité?
On nous présente beaucoup d'arguments pour justifier son point de vue. Mais
la question demeure, quelle valeur veut-on privilégier? Soit on laisse
l'individu se démerder et la richesse de ceux qui réussissent va leur permettre
d’en laisser suffisamment dans leur sillage pour que les plus pauvres puissent
survivre et même prospérer. Soit encore, on s'organise dans la société pour
taxer davantage et redistribuer cette richesse de manière à ne laisser personne
derrière.
Quand les uns mentionnent qu'on est déjà parmi les plus
taxés, il faut aussi ajouter qu'on est parmi ceux qui reçoivent le plus de
services (garderies, congés parentaux, médicaments gratuits, frais de scolarité
plus bas, subventions de maintien à domicile, etc.
Moi ça me convient, je ne déménagerais pas ailleurs, ni au
Canada, ni aux É.-U., ni ailleurs non plus. J'aime vivre ici ; oui je paie
beaucoup de taxes et d'impôts, mais ce n'est pas l'enfer. Je vis dans une
société accueillante, tolérante, où les opportunités ne sont pas réservées
exclusivement aux plus riches. Je ne vois pas la pauvreté extrême côtoyer la
richesse indécente. C'est un choix et j'accepte de payer plus et même parfois si ça ne me sert pas pour que tout le
monde profite d'une qualité de vie, voilà. Une société plus juste où les écarts sont moins considérables, voire indécent trop souvent.
L'éducation, c'est bon pour notre société, on en profitera
tous si nos enfants réussissent à s'instruire. Davantage s'ils ne sortent pas à
la fin de leurs études avec des dettes qui retarderont leur départ dans la vie:
fonder une famille, s'acheter une maison et vivre heureux. J'aurai 60 ans
bientôt et ça ne me dérange pas de payer plus d'impôt pour que l'éducation soit
« gratuite ». Trouvons une formule pour garder les finissants ici afin qu'ils
puissent contribuer au développement du Québec et ce sera parfait. Pis si le
reste du Canada ne pense pas comme ça, ben vous savez ce qu’il nous reste à
faire...
Pointe-aux-Trembles
2/21/2012
Le 25¢ à une seule face de Pierre Duhamel
Dans un article de Pierre Duhamel dans l'Actualité, celui-ci mentionne que le fardeau fiscal québécois est 48% plus élevé que celui de l'ontarien. Il se demande:
Si cette tendance se confirme, je me demande jusqu’à quel point les Québécois sont prêts à être taxés davantage pour sauvegarder leur « modèle ». Et jusqu’à quel point certains sont prêts à s’opposer à tous les projets susceptibles de créer du développement économique et de la richesse.Vous pouvez lire son article ici : http://www2.lactualite.com/pierre-duhamel/2012/02/21/de-mauvaises-nouvelles-en-provenance-de-lontario/
Vraiment une question idéologique. Oui il faut améliorer notre performance économique, mais il y a des façons meilleures que d'autres. Dans l'article cité plus haut, on compare le fardeau fiscal de l'Ontario et du Québec pour conclure qu'on paie davantage. C'est vrai, mais ce qu'on paie n'est qu'un côté de la médaille, il faut aussi mettre dans la balance les services qu'on a pour le prix qu'on paie. Vous viendrait-il à l'idée de téléphoner à deux concessionnaires pour connaître le prix d'une voiture afin de pouvoir comparer sans mentionner la sorte de voiture que vous recherchez? Ce ne serait pas brillant, n'est-ce pas? M. Duhamel, économiste réputé, commet toutefois cette erreur en démontrant que l'ontarien paie 46% moins d'impôts et de taxes que le québécois! Il se garde bien de comparer les services reçus dans les deux provinces. Ça ne fait pas très sérieux, ça ressemble davantage à de la propagande pour la droite économique.
Je ne crois pas qu'on améliorera globalement notre qualité de vie en détruisant nos conditions de travail, en investissant PAS dans les équipements de production et en délocalisant nos entreprises. Encore moins en détruisant les syndicats et le filet social qu'on s'est donné.
Ceci dit, il faut sérieusement convenir de mieux organiser le travail tant dans les gouvernements que dans les organisations para-gouvernementales que dans les grandes industries syndiquées. S'asseoir sur ses acquis nous nuit davantage que de concéder une meilleure organisation du travail pour faire sauver des coûts et améliorer notre productivité.
Par ailleurs, pas question de concentrer davantage la richesse dans les mains des actionnaires, particulièrement dans les grandes entreprises dirigées par des conseils d'administration composés de gestionnaires de fonds et de pdg mercenaires qui ne visent que l'augmentation de profit à court terme au détriment du long terme. D'où leur cabale pour diminuer les impôts, détruire les régimes de retraite, privatiser les services publics et répéter ad nauseam que le public coûte toujours plus cher que le privé. Ce sont d'abord leurs intérêts qu'ils protègent et qu'ils veulent voir augmenter. Le pire dans tout ça, c'est que de nombreux québécois se laissent berner par ce discours de droite et réclament à grand cris les changements proposés par ceux qui détiennent la puissance, la richesse et qui influencent nos gouvernements en les invitant qui dans son chateau, qui sur son yatch, qui encore en voyage...
Grand temps qu'on s'occupe de nos affaires, ce sont NOS ressources, NOTRE main-d'oeuvre et je n'accepte pas de participer à la destruction des acquis sociaux. La richesse est mieux partagée ici que partout en Amérique du Nord, à nous de nous retrousser les manches et d'améliorer ce qu'on fait, pas de le détruire. Une société juste, à défaut d'avoir une société égalitaire qui ne reconnaît ni l'effort, ni le talent.
Alain Michaud
Pointe-aux-Trembles
2/16/2012
Qu'est-ce qui mobilise ou enrage les québécois?
Dans le Blogue de l'éditeur du journal La Presse, Mario Roy se demande ce qui a mobilisé le plus les québécois au cours de la dernière année. Y compris ce qui les a le plus enragé...
http://blogues.cyberpresse.ca/edito/2012/02/16/les-%C2%ABvraies-affaires%C2%BB/#comment-100411
La corruption est certes ce qui a mobilisé au plus haut point les citoyens. On l'a vu avec un nombre sans précédent de citoyens exigeant dans une pétition officielle sur le site de l'Assemblée nationale rien de moins que la démission du premier ministre en raison de son refus obstiné de créer une Commission publique d'enquête sur la corruption dans l'industrie de la construction.
Un autre sujet où il n’y a pas eu nécessairement une forte mobilisation, c’est le cas du docteur Turcotte, même si la pétition récente de son ex mobilise davantage depuis qu’elle est passée à TLMEP, ce sujet n'a laissé personne indifférent et plusieurs sont très déçus du système de justice qui en a laissé plusieurs sur leur faim... de justice.
Je trouve également que le fossé se creuse entre les boomers et les générations X et Y. On entend bien les critiques de part et d’autre entre ces deux groupes et nombreux sont ceux qui sont tout près chez les X et Y d’accuser les boomers d’avoir tout pris et de laisser les dettes aux jeunes ou chez les boomers d’accuser les X et les Y de se plaindre le ventre plein et de ne pas reconnaître le progrès réalisé depuis 60 ans.
Autre grand sujet de polarisation des débats entre québécois, c’est la gauche vs la droite. On assiste à une fatigue du débat Indépendantiste vs Fédéraliste qui fait place à un nouveau débat gauche vs droite. Ce n’est pas très loin comme débat puisque traditionnellement le PQ a toujours présenté des mesures plus à gauche que les mesures présentées par les fédéralistes. Il faut quand même préciser que tout ce beau monde est plus près du centre dans leurs actions que dans leur discours.
Autre grand sujet de polarisation des débats entre québécois, c’est la gauche vs la droite. On assiste à une fatigue du débat Indépendantiste vs Fédéraliste qui fait place à un nouveau débat gauche vs droite. Ce n’est pas très loin comme débat puisque traditionnellement le PQ a toujours présenté des mesures plus à gauche que les mesures présentées par les fédéralistes. Il faut quand même préciser que tout ce beau monde est plus près du centre dans leurs actions que dans leur discours.
Parlant de gauche et de droite, les sympathisants des deux camps s'entendent curieusement sur le fait qu'il y a trop de taxes, trop d'impôts et que le fardeau étouffe tout le monde. Faut quand même se demander honnêtement si notre mode de vie en 2012 ne nous entraîne pas forcément dans les dettes et les difficultés financières? Le crédit autrefois à peu près inexistant, est maintenant offert aux étudiants avant même qu'il ne soient sortis des bancs d'école... On veut tout, tout de suite et on veut nous voir payer plus tard. On est inondé de pub où on nous vante «le besoin» de satisfaire «nos besoins» maintenant. Bien sûr dans un tel scénario, les taxes et les impôts c'est toujours trop!
Un autre enjeu important dans notre société oppose les tenants du développement économique en priorité face aux tenants du développement durable, de l'environnement et du développement social en priorité. Une histoire de l'oeuf ou la poule, difficile à résoudre tant qu'on s'astreint à la tyrannie du «ou» au lieu de chercher le miracle du «et».
Sans mobilisation évidente, il faut quand même parler du mouvement «Occupy» qui même s’il n’a pas mobilisé toute la population, il a quand même suscité la sympathie d’une grande partie de l’opinion publique. Facile de se reconnaître dans le 99% et la crise économique qui nous a fait moins mal que dans d’autres pays du monde, nous a quand même causé biens des maux de têtes. On le réalise de plus en plus avec les débats enflammés sur les régimes de retraite et la difficulté de les capitaliser correctement.
Finalement, je conclurais sur la montée de l’individualisme au détriment du collectivisme. Tous les sujets mentionnés ci-dessus ont le même dénominateur commun : Je suis en faveur de ce qui me profitent et je suis contre ce qui profite seulement aux autres. Il est grand temps à mon avis de cesser de se regarder le nombril et comprendre qu’en aidant ceux dans le besoin, c’est nous mêmes qu’on aide…
Alain Michaud
Pointe-aux-Trembles
2/11/2012
Le PQ propose de jouer les Robins des bois !
La récente proposition du Parti Québécois d'abolir la Contribution Santé imposé à tous par un impôt plus élevé pour les riches, l'imposition des gains de capital et la diminution des avantages liés aux dividendes visent-elle une plus grande équité fiscale?
C'est une question difficile à répondre, d'autant plus que c'est le Parti Québécois qui propose cette mesure et qu'il serait tentant selon son allégeance politique de la commenter en la teintant de partisanerie. La question cherche à résoudre un problème d'équité fiscale, pas à savoir si on vote PQ, Libéral, CAQ ou Québec Solidaire. Et en matière d'équité fiscale, le Canada et le Québec devront refaire leurs devoirs. Tant qu'à moi, la mesure du PQ ne règle rien.
Notre régime fiscal est tellement compliqué que plus personne n'y comprend rien. C'est rendu qu'il faut recourir aux services d'un comptable ou d'un fiscaliste si on en a les moyens pour faire son rapport d'impôt. Comment démêler sur la seule base de la progressivité des taux d'impôts l'équité fiscale de notre régime d'imposition?
Lorsqu'on entend que des personnes très riches ne paient pratiquement pas d'impôt ou que des entreprises multinationales ont réussi à éviter de payer de l'impôt malgré un chiffre d'affaires et des profits records, il y a lieu de se demander sérieusement si l'équité fiscale existe ou si ce ne sont pas que des belles paroles de nos gouvernements.
Lorsqu'on entend que les entrepreneurs sont submergés par la bureaucratie des gouvernements, les taxes, les contributions d'employeurs, les impôts trop élevés au point de nuire à leur compétitivité et à leur productivité et qu'on voit ces mêmes entrepreneurs rouler des véhicules de luxe, payer leur conjoint à la maison pour fractionner leur revenus, déduire leur dépenses personnelles des revenus de leur entreprise, se payer les meilleurs restos, des voyages sur le bras de la compagnie sous prétexte de frais de représentation, prendre des contrats au noir, collecter la TPS et la TVQ et l'empocher plutôt que de la remettre au gouvernement, là aussi il y a lieu de se questionner sur l'équité fiscale.
En bout de ligne le salarié avec ses déductions à la source n'a pas grand échappatoire. C'est peut-être pour ça que le travail au noir prend de plus en plus d'essor au sein des salariés de la construction notamment. Finalement, on a un système injuste qui favorise la tricherie sous prétexte de rendre plus équitables les mesures votées par nos parlements. Ironique non?
Mais alors, la mesure du PQ est-elle souhaitable ou non? S'il n'y a pas de refonte globale du système d'imposition pour le simplifier et le rendre plus équitable, cette mesure ne sera qu'une autre parmi tant d'autre sans véritable résultat sur l'équité fiscale.
Alain Michaud
Pointe-aux-Trembles
C'est une question difficile à répondre, d'autant plus que c'est le Parti Québécois qui propose cette mesure et qu'il serait tentant selon son allégeance politique de la commenter en la teintant de partisanerie. La question cherche à résoudre un problème d'équité fiscale, pas à savoir si on vote PQ, Libéral, CAQ ou Québec Solidaire. Et en matière d'équité fiscale, le Canada et le Québec devront refaire leurs devoirs. Tant qu'à moi, la mesure du PQ ne règle rien.
Notre régime fiscal est tellement compliqué que plus personne n'y comprend rien. C'est rendu qu'il faut recourir aux services d'un comptable ou d'un fiscaliste si on en a les moyens pour faire son rapport d'impôt. Comment démêler sur la seule base de la progressivité des taux d'impôts l'équité fiscale de notre régime d'imposition?
Lorsqu'on entend que des personnes très riches ne paient pratiquement pas d'impôt ou que des entreprises multinationales ont réussi à éviter de payer de l'impôt malgré un chiffre d'affaires et des profits records, il y a lieu de se demander sérieusement si l'équité fiscale existe ou si ce ne sont pas que des belles paroles de nos gouvernements.
Lorsqu'on entend que les entrepreneurs sont submergés par la bureaucratie des gouvernements, les taxes, les contributions d'employeurs, les impôts trop élevés au point de nuire à leur compétitivité et à leur productivité et qu'on voit ces mêmes entrepreneurs rouler des véhicules de luxe, payer leur conjoint à la maison pour fractionner leur revenus, déduire leur dépenses personnelles des revenus de leur entreprise, se payer les meilleurs restos, des voyages sur le bras de la compagnie sous prétexte de frais de représentation, prendre des contrats au noir, collecter la TPS et la TVQ et l'empocher plutôt que de la remettre au gouvernement, là aussi il y a lieu de se questionner sur l'équité fiscale.
En bout de ligne le salarié avec ses déductions à la source n'a pas grand échappatoire. C'est peut-être pour ça que le travail au noir prend de plus en plus d'essor au sein des salariés de la construction notamment. Finalement, on a un système injuste qui favorise la tricherie sous prétexte de rendre plus équitables les mesures votées par nos parlements. Ironique non?
Mais alors, la mesure du PQ est-elle souhaitable ou non? S'il n'y a pas de refonte globale du système d'imposition pour le simplifier et le rendre plus équitable, cette mesure ne sera qu'une autre parmi tant d'autre sans véritable résultat sur l'équité fiscale.
Alain Michaud
Pointe-aux-Trembles
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Statistiques Canada à l'agonie...
L'information est essentielle à la prise de décision. Sans information, c'est l'expérience, le sentiment, l'impression qui dictent la conduite des décideurs. Lorsque les systèmes informatiques n'existaient pas, l'information se résumait à l'essentiel et le fardeau d'analyser les informations parcellaires était tel que bien souvent, le décideur y allait au «pif» se fiant à son instinct.
Nous sommes en 2012, il me semble que la gestion professionnelle ne peut, ni ne doit se passer d'informations de qualité. Même si le «pif», l'instinct, le sentiment et l'impression sont encore de nos jours extrêmement valorisés chez les entrepreneurs, il n'en demeure pas moins relativisés par les prêteurs et les institutions qui évaluent et notent notre solvabilité et évaluent les résultats de nos politiques. Le gouvernement conservateur a pris des mesures pour faciliter la vie aux citoyens et aux entrepreneurs en abolissant les enquêtes plus exhaustives de Statistiques Canada.
http://blogues.radio-canada.ca/geraldfillion/2012/02/10/statistique-canada-isq-federal/?Authorized=1&AuthenticationKey=2_43_9d8e180e-f53e-4bf2-8c1c-a2698df44a0a.pjbigegcmknk
Nous en sommes, et ce n'est que le début, rendus à utiliser notre «pif» et nos impressions pour établir les politiques de ce pays et on a enlevé la capacité des chercheurs d'évaluer les résultats de ces politiques.
Je pense que c'est une erreur qui nuira à la compétitivité du Canada et qui pourrait conduire à des déséquilibres importants dans notre société. C'est dommage un tel recul.
Alain Michaud
Pointe-aux-Trembles
Nous sommes en 2012, il me semble que la gestion professionnelle ne peut, ni ne doit se passer d'informations de qualité. Même si le «pif», l'instinct, le sentiment et l'impression sont encore de nos jours extrêmement valorisés chez les entrepreneurs, il n'en demeure pas moins relativisés par les prêteurs et les institutions qui évaluent et notent notre solvabilité et évaluent les résultats de nos politiques. Le gouvernement conservateur a pris des mesures pour faciliter la vie aux citoyens et aux entrepreneurs en abolissant les enquêtes plus exhaustives de Statistiques Canada.
http://blogues.radio-canada.ca/geraldfillion/2012/02/10/statistique-canada-isq-federal/?Authorized=1&AuthenticationKey=2_43_9d8e180e-f53e-4bf2-8c1c-a2698df44a0a.pjbigegcmknk
Nous en sommes, et ce n'est que le début, rendus à utiliser notre «pif» et nos impressions pour établir les politiques de ce pays et on a enlevé la capacité des chercheurs d'évaluer les résultats de ces politiques.
Je pense que c'est une erreur qui nuira à la compétitivité du Canada et qui pourrait conduire à des déséquilibres importants dans notre société. C'est dommage un tel recul.
Alain Michaud
Pointe-aux-Trembles
2/02/2012
L'instauration d'un registre des loyers provoquera la vente des baux
Les associations de défenses des locataires demandent avec insistance la création par la Régie du logement du Québec d'un registre des baux. Sous prétexte d'éviter des hausses abusives de loyer lorsqu'un nouveau bail est conclu avec un propriétaire, ces organismes voudraient créer un tel registre afin de permettre à un futur locataire de consulter le dernier prix du loyer qu'il convoite, juger de la hausse et pouvoir la contester ensuite devant la Régie après que le bail ait été conclu. Je vous rapporte un article paru ce matin sur le site Argent du réseau Canoë :
Cette demande est basée sur des statistiques non fondées et non-crédibles Voir le site internet de la Corpiq qui font l'illustration claire que les prétentions de ces organismes sont non-fondées dans les faits.
C'est faux de prétendre que les propriétaires font monter abusivement le coût des loyers. C'est impossible avec les taux affichés par la Régie du logement à chaque année et les petits propriétaires qui forment la très grande majorité des propriétaires de logements sont pris à la gorge avec ces augmentations dérisoires qui ne rejoignent même pas le taux d'inflation.
Aller dans le sens de cette revendication serait une nouvelle façon de tuer le logement locatif au Québec. Par exemple, mon locataire m'a demandé de changer le tapis de son logement pour mettre du bois franc. Coût: 3500$. Savez-vous ce que la Régie m'autorise à donner comme augmentation pour une telle dépense? 9$ par mois. Ça va me prendre 33 ans pour récupérer ma mise, et ce, sans tenir compte des intérêts. Connaissez-vous biens des fabricants de planchers qui garantissent leur plancher 33 ans? C'est absurde et ça décourage l'investissement dans l'entretien et la réparation du parc immobilier locatif, ce qui provoque une détérioration rapide du stock de logements au Québec.
J'ai une autre locataire qui a bouché sa toilette, facture de 350$ du plombier. Je l'ai augmenté de 5$ en juillet, ça vient de bouffer l'augmentation de loyer pour les 6 prochaines années et si vous croyez que je peux lui refiler la facture parce qu'elle est responsable, attelez-vous pour attendre 18 mois pour obtenir une audience devant la Régie du logement et même dans le cas où un propriétaire a gain de cause, il faut encore engager des frais d'avocats pour faire exécuter le jugement, ce qui se traduit en bout de piste par une perte garantie. Mes vieux locataires sont tous 100$ par mois sous le prix du marché dans Pointe-aux-Trembles. Comment voulez-vous que ce soit rentable à ce train. Pas étonnant qu'il ne se construise plus de logements. Les contracteurs ne construisent plus que des condos. Le prix du marché locatif au Québec est plus bas que partout ailleurs et c'est encore trop haut pour les regroupements de locataires.
Un registre des baux ne fera que mettre sur pied un système parallèle de revente de baux où les locataires qui quittent vont mettre leur bail à vendre au plus offrant et ce sera d'autant plus payant de vendre son bail que le prix de son loyer est largement sous le prix du marché. Ce ne sont pas de telles demi-mesures qui vont mettre fin à la pauvreté au Québec. Ce n'est pas non plus aux propriétaires de partager la richesse dans la société, cela doit se faire par l'impôt sur le revenu. Il n'appartient pas à une seule classe de la société (les proprios) de payer pour des mesures sociales.
Si le gouvernement veut aider les locataires, il appartient à toute la société de contribuer par le biais de ses impôts sur le revenu. De cette façon, les propriétaires, qu'il soient millionnaires ou qu'ils peinent à joindre les deux bouts partageront leur richesse en fonction des revenus qu'ils gagnent. Autrement, c'est imposer aux seuls propriétaires le fardeau de subventionner les locataires pauvres et riches en refusant aux propriétaires de louer leur logement en fonction du marché locatif dans sa région.
C'est peut-être politiquement rentable de pelleter le problème dans la cour des propriétaires avec le pourcentage de locataires au Québec, mais ce ne l'est pas du tout pour les petits propriétaires qui sont de plus en plus en problème financièrement, d'autant plus, qu'ils se fient sur leur revenus d'immeuble pour rejoindre les deux bouts une fois rendus à la retraite.
Stephen Harper veut modifier la pension de la sécurité de la vieillesse
Ils sont nombreux ces jours-ci ceux qui ont la solution toute trouvée pour régler le problème des dettes actuarielles des régimes de retraite. Le problème n'est cependant pas le même partout. Le régime de la sécurité de la vieillesse (SV) et le supplément de revenu garanti (SRG) ne sont absolument pas en problème. Dans son article d'hier 1er février, Mme Sophie Cousineau du journal La Presse en fait la démonstration éloquente. Par exemple en s'appuyant sur le rapport de l'actuaire en chef du Canada, elle indique que lorsque le baby-boom fera gonfler les rangs des retraités à leur sommet, en 2030, les dépenses du programme de la Sécurité de la vieillesse représenteront 3,16% du PIB du pays contre 2,37% en 2011. Voilà dit-elle pourquoi rehausser la retraite à 67 ans n'est pas une bonne idée. Alors que les pays industrialisés ont un coût de leurs régimes de retraite publics qui oscille autour de 14% du PIB, celui du Canada est à l'autre bout du spectre et équivaut à 5% du PIB. On parle ici de tous les régimes publics au Canada.
Je trouve malheureux qu'on s'appuie sur de fausses prémices pour justifier des mesures correctrices avant même d'avoir poser un diagnostic sur la santé financière du régime de la SV. Tout le monde y va de sa solution, pourtant tous ces gens instruits devraient savoir comment appliquer un processus de résolution de problème plutôt que de mettre la charrue devant les boeufs.
En fait, le régime de la SV n'a pas besoin de hausser l'âge de la retraite au delà de 65 ans. Tous ces messieurs et dames qui occupent des postes assis derrière un bureau, c'est une chose. C'en est une toute autre pour les employés manuels. Il me semble que pour combler l'écart il serait bien plus avantageux d'abaisser le niveau de revenu au delà duquel le retraité doit remettre une partie de la rente de SV et abaisser le niveau de revenu au delà duquel un retraité n'a pas besoin de la SV.
Notre société est en train de faire du débat sur les retraites un conflit de génération. Les jeunes ne veulent pas payer pour les plus vieux et les accusent de les avoir endettés et de faire crouler le réseau de la santé. Les plus vieux accusent les plus jeunes de se plaindre le ventre plein avec l'assurance-médicament, l'assurance santé, l'éducation moins chère qu'ailleurs, des garderies à 7$ et une assurance parentale qui leur fournit un salaire pendant près d'un an chaque fois qu'un enfant naît. On en s'en sortira pas en accusant les autres d'être coupable de tous les maux. Mais que voulez-vous, dirait notre ancien premier ministre canadien, c'est plus facile de voir la paille dans l'oeil du voisin que la poutre dans le sien...
Et pourtant on aurait bien besoin de faire appel à la raison plutôt qu'aux émotions pour réparer les pots cassés quand c'est le cas!
Je trouve malheureux qu'on s'appuie sur de fausses prémices pour justifier des mesures correctrices avant même d'avoir poser un diagnostic sur la santé financière du régime de la SV. Tout le monde y va de sa solution, pourtant tous ces gens instruits devraient savoir comment appliquer un processus de résolution de problème plutôt que de mettre la charrue devant les boeufs.
En fait, le régime de la SV n'a pas besoin de hausser l'âge de la retraite au delà de 65 ans. Tous ces messieurs et dames qui occupent des postes assis derrière un bureau, c'est une chose. C'en est une toute autre pour les employés manuels. Il me semble que pour combler l'écart il serait bien plus avantageux d'abaisser le niveau de revenu au delà duquel le retraité doit remettre une partie de la rente de SV et abaisser le niveau de revenu au delà duquel un retraité n'a pas besoin de la SV.
Notre société est en train de faire du débat sur les retraites un conflit de génération. Les jeunes ne veulent pas payer pour les plus vieux et les accusent de les avoir endettés et de faire crouler le réseau de la santé. Les plus vieux accusent les plus jeunes de se plaindre le ventre plein avec l'assurance-médicament, l'assurance santé, l'éducation moins chère qu'ailleurs, des garderies à 7$ et une assurance parentale qui leur fournit un salaire pendant près d'un an chaque fois qu'un enfant naît. On en s'en sortira pas en accusant les autres d'être coupable de tous les maux. Mais que voulez-vous, dirait notre ancien premier ministre canadien, c'est plus facile de voir la paille dans l'oeil du voisin que la poutre dans le sien...
Et pourtant on aurait bien besoin de faire appel à la raison plutôt qu'aux émotions pour réparer les pots cassés quand c'est le cas!
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