1/31/2012

Mitt Romney gagne la Floride

Le candidat républicain vient de prendre une sérieuse option sur la direction de son parti pour les prochaines élections aux États-Unis. Ce sera difficile pour les autres candidats de remonter la pente. Qu'est-ce que ça augure pour Obama? Je n'aurais pas donné cher de sa peau l'été dernier, mais les débats des candidats républicains ont illustré de façon assez claire la faiblesse des candidats.

Mitt Romney est certes celui qui a le mieux réussi financièrement. Toutefois les publicités négatives de Newt Gingrich l'ont dépeint comme un rapace de la finance qui achète des entreprises en difficulté, les endette au maximum et les mets en faillite pour les démanteler et faire au passage des millions, laissant dans son sillage des centaines d'employés sur la paille, plus d'emploi et plus de quoi faire vivre leur famille.

Il a gagné la Floride, manifestement les électeurs ont préféré son succès en affaire aux publicités négatives, mais je me demande ce qu'il en sera lorsque Barrack Obamma et le parti démocrate s'en mêleront à l'automne lors des présidentielles. On ne manquera pas de taper sur le clou de son manque de sensibilité pour le monde ordinaire. Je crois qu'en l'absence d'un candidat sans reproche du côté républicain et en raison de la formidable capacité de Barrack Obama de soulever l'enthousiasme des foules, ce dernier a de bonnes chances de renverser la vapeur et de mener une lutte serrée pour conserver la présidence.

Bien sûr on peut bien souhaiter que les règles de financement des partis politiques soient mieux encadrées afin de ne pas avantager indûment un candidat au détriment des autres, on peut bien rêver que ces candidats ne s'attachent pas à leurs généreux donateurs et qu'ils pourront gouverner dans l'intérêt de toute la population plutôt que dans leur intérêt propre et celui des généreux amis du parti, ça ne changera rien cette fois-ci, l'argent sera encore le nerf de la guerre. À ce petit jeu là par contre, Mitt Romney, un champion de la levée de fonds, sera un adversaire qui pourrait surprendre.

Souhaitons-nous de ce côté-ci de la frontière que les américains soient séduits encore par l'espoir que Barack Obama suscitait en 2008. Ne lui reste que quelques mois pour retrouver son aplomb. Le parti républicain et ses politiques protectionnistes pourraient bien nous causer suffisamment de problèmes pour soit nous plonger en récession, soit nous rendre la reprise plus hasardeuse.

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